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Logiciel libre, utilisateurs libres ! TIC à La Réunion avec le GRAL et les CEMÉA

jeudi 31 juillet 2008, par Jean Peyratout

Sur le site du journal réunionnais Témoignages" (Nout Journal OnZéWeb), un article à propos du Libre et de l’Éducation populaire.

Aujourd’hui, le quotidien Témoignages publie dans sa version papier une pleine page titrée "Logiciel libre, utilisateurs libres" avec une accroche en Une


En mai dernier à La Possession, les CEMÉA de La Réunion (Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active) ont organisé un Café Pédagogique sur les logiciels libres et sur la "culture du Libre ». Cette rencontre très instructive fut animée par Pascal Gascoin, des CEMÉA Pays de la Loire en France, secrétaire de l’association Scideralle. On lira ci-après la synthèse de son exposé, avec un encadré "Quelques liens avec des logiciels libres". Un autre encadré porte sur le Café Pédagogique des CEMÉA ce soir, toujours à La Possession, en collaboration avec le GRAL.


Les logiciels libres ne sont pas réservés aux informaticiens ! Après s’être imposés dans le domaine des serveurs Internet, ils sont largement utilisés en entreprise, dans les administrations, dans les écoles et chez les particuliers.

Aujourd’hui c’est une alternative professionnelle crédible pour les systèmes d’exploitation (GNU/Linux, BSD) mais aussi pour la bureautique (OpenOffice.org), les outils Internet (Mozilla Firefox et Thunderbird, SPIP), les logiciels graphiques (The Gimp), les jeux, les logiciels d’intérêt éducatif (Gcompris, Le Terrier) et tant d’autres...

En plus d’être d’excellents logiciels du point de vue technique, les logiciels libres sont aussi le fruit d’une réflexion originale sur la nature-même du logiciel. Leurs promoteurs font partie de ceux qui pensent que les programmes informatiques sont avant tout des idées, que les idées scientifiques appartiennent à tous, et qu’elles ne doivent donc pas êtres cachées dans un code compilé ou soumises aux lois sur les brevets.

Un logiciel libre garantit l’accès aux concepts qui le sous-tendent, dans le respect du droit d’auteur, et remplit sa fonction avec modestie sans asservir son utilisateur.

Le logiciel libre n’est pas hostile au commerce. Un logiciel libre n’est gratuit pour l’utilisateur que lorsque son développement a été payé ! Mais il n’est payé qu’une seule fois, et sert avant tout la liberté de ses utilisateurs.

Quelles libertés ?
1- La liberté d’utiliser le logiciel sans restriction pour tout usage ;
2- la liberté d’étudier le fonctionnement du programme ;
3- la liberté de copier et de redistribuer ces copies ;
4- la liberté d’améliorer le programme, de le traduire, de l’adapter à ses besoins et de publier ces améliorations de telle sorte que la communauté toute entière en bénéficie.

Licence, code source : quelle importance si je ne suis pas développeur ?

La licence libre garantit l’accès au code source (c’est-à-dire à la "recette" du logiciel) et la possibilité d’utiliser, étudier, copier et améliorer le programme.

Ainsi, les utilisateurs d’un logiciel libre :

- disposent via Internet d’une documentation et d’une expertise abondantes ;

- obtiennent rapidement améliorations et mises à jour des logiciels ;

- bénéficient des correctifs lorsque des erreurs ou des failles de sécurité sont détectées.
Une entreprise ou une administration qui utilise un logiciel libre :

- a la garantie que son produit est fiable et sûr car il a est testé par une large communauté de spécialistes en toute transparence et indépendance (pas de banc d’essai "bidon", de publicité trompeuse, etc.) ;

- peut faire appel à la société de services de son choix pour installer, mettre à jour, vérifier ou personnaliser son logiciel, former son personnel... sans jamais être "prisonnier"d’un prestataire ou d’un éditeur.

L’utilisateur d’un programme non libre (on dit "propriétaire" ou "privateur") se voit imposer des limitations de la liberté d’utilisation, de distribution ou de modification du logiciel.

Un code source non couvert par une licence précise et rigoureuse représente une menace pour ceux qui utilisent un programme dérivé de ce code ou qui l’intègrent dans leur propre code. À l’inverse, une licence libre comme la licence GNU-GPL protège l’utilisateur contre toute attaque en justice et garantit que les personnes à qui il donne une copie du logiciel seront elles aussi dans la légalité.

Attention aux faux amis !

Un logiciel libre n’est ni un « shareware », ni « gratuit », ni « du domaine public ». Les logiciels gratuits ou « freeware » ou en version d’évaluation ne sont pas libres s’ils ne permettent pas l’accès au code source ou ne précisent pas le type de licence dont ils dépendent. Ils peuvent promettre des économies temporaires, mais ne donnent pas de garantie de liberté et sont la plupart du temps un mauvais choix sur le long terme.

Non au piratage !

L’utilisation de logiciels illégalement copiés ou « craqués » pose un problème légal et éthique. C’est illégal, peu sûr, inutile et un peu stupide puisque que des logiciels libres plus efficaces, moins coûteux et plus fiables sont disponibles !

Alors, respectez la loi : utilisez, copiez et diffusez des logiciels libres !


Voir en ligne : Au Café Pédagogique des CEMÉA : Logiciel libre, utilisateurs libres !