Accueil > Presse, Web, librairie > Rapport d’audit sur les nouvelles technologies dans le système (...)

Rapport d’audit sur les nouvelles technologies dans le système éducatif

mercredi 18 avril 2007, par Jean Peyratout

Commandé en octobre dernier, un audit sur "La contribution des nouvelles technologies à la modernisation du système éducatif" a été mené dans le cadre de la modernisation de l’État.

Il était notamment demandé aux inspecteurs généraux de proposer un mode d’organisation du partenariat entre l’État, les collectivités locales et le secteur privé (édition numérique et équipement informatique), en prenant en compte la formation et la motivation des enseignants vis-à-vis des TIC, en prévoyant l’évaluation des usages dans un cadre de comparaison internationale.

Le ministère de l’Économie et des Finances a publié ce rapport début avril 2007 et sa lecture est extrêmement intéressante, tout particulièrement en ce qui concerne le positionnement respectif du ministère de l’Éducation nationale et des collectivités territoriales.

PDF - 635.9 ko

- Rapport

- Annexes 1 à 4

Lettre de cadrage, personnes rencontrées, statistiques sur l’équipement et l’usage, textes juridiques relatifs à la répartition des compétences
- Annexes 5 à 7

Questions relatives à la connectivité au réseau internet, dispositifs de soutien / maintenance / dépannage / assistance, plates-formes territoriales de services


Voir en ligne : La contribution des nouvelles technologies à la modernisation du système éducatif

Messages

  • Je note, page 22, le titre La « concurrence » des ressources libres

    je cite :

    cette offre « parallèle » permet de combler un grand nombre de besoins, tout en réduisant d’autant la taille du marché commercial.
    ...
    Sa richesse n’est donc pas pleinement exploitée, notamment du fait de contraintes techniques (par exemple les questions de compatibilité matérielle ou logicielle).


    Il est grand temps que les ressources libres ne soient plus confondues avec des ressources gratuites, et que cette offre ne soit plus considérée comme parallèle, et réduisant le commerce.

    Il est grand temps de montrer que les licences restrictives utilisées dans ce que les rapporteurs appellent le "marché commercial" sont tout simplement mal adaptées à l’usage dans des services publics d’enseignement.

    • Le rapport est complété, page 45, par une « réponse » du secrétariat du MENRT aux inspecteurs ...

      je cite :

      - S’agissant de la production des ressources numériques, le constat de « l’introuvable marché » est un invariant depuis vingt ans pour l’éducation.

      ... ces budgets ont toujours
      été « marginaux » (les chiffres donnés dans le rapport sont bien conformes à la
      réalité) contrairement à ceux dédiés aux manuels scolaires (l’équivalent d’un manuel
      scolaire par élève et par an suffirait à l’équilibre du marché du multimédia éducatif).

      - Sur la concurrence des ressources libres, il faut tout d’abord préciser que le « libre » ne recouvre pas la production des enseignants.

      La production de logiciels éducatifs « libres » - au sens de ce mot dans l’univers du
      logiciel (en abrégé : dont le code peut être modifié librement) - est très faible. [je note que le rédacteur ne confond pas ici libre et gratuit !]


      Je remarque un consensus entre les deux parties du rapport : la volonté de favoriser les produits ayant reçu un label RIP.

      Étrangement, jamais un seul logiciel libre n’a pu être seulement admis à l’examen de "RIPabilité".